Les câlins, un besoin vital pour le nourrisson
« Ne le prends pas à chaque fois qu’il pleure, tu vas lui donner de mauvaises habitudes. » Vous l’avez sûrement entendu. C’est faux : un nourrisson qui pleure exprime un besoin, jamais un caprice. Le prendre dans vos bras, le bercer, le garder contre vous, c’est exactement ce dont il a besoin pour grandir en confiance.
Pourquoi c’est si important
- Il ne sait pas encore se calmer seul. À la naissance, la partie du cerveau qui apaise les émotions est très immature : c’est votre calme, votre voix, votre chaleur qui le régulent. Peu à peu, à force d’être consolé, il apprendra à se consoler lui-même.
- Le contact apaise son corps. Contre vous, et surtout en peau à peau, son cœur, sa respiration et sa température se stabilisent, et il pleure moins.
- Il construit sa sécurité. Un bébé dont on répond aux pleurs apprend que le monde est fiable. Cette confiance, appelée attachement sécure, l’aidera ensuite à explorer, à s’éloigner… et à revenir.
- C’est bon pour vous aussi. Les câlins et le peau à peau libèrent de l’ocytocine chez les parents : ils apaisent, et aident l’allaitement.
Des câlins au quotidien
- Répondre vite et calmement à ses pleurs, surtout les premiers mois : le laisser pleurer pour qu’il « apprenne » est une idée fausse.
- Le peau à peau, à la maternité comme à la maison, pour la maman comme pour le papa ou le second parent.
- Le portage en écharpe ou porte-bébé physiologique : visage dégagé, menton décollé de la poitrine, bien serré contre vous, assez haut pour pouvoir l’embrasser sur la tête.
- Pendant les repas, au sein ou au biberon : tenu contre vous, regard dans le regard. Évitez le biberon calé seul.
- Les petits moments : un massage après le bain, une chanson, des mots doux pendant le change.
Câlins et sommeil
Il peut s’endormir dans vos bras ou contre vous : c’est normal les premiers mois. Pour dormir, couchez-le ensuite sur le dos, dans son lit, sans rien autour. Si vous sentez que vous vous endormez avec lui sur vous, posez-le dans son lit.
Quand les pleurs ne s’arrêtent pas
Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures par jour, avec un pic vers 6 semaines. Si vous êtes à bout : posez-le en sécurité dans son lit, sur le dos, sortez de la pièce quelques minutes, passez le relais à un autre adulte. Ne le secouez jamais : secouer un bébé peut le laisser handicapé à vie, ou le tuer.
Besoin d’aide ? Allô Parents Bébé, 0 800 00 34 56 (gratuit) ; le 119 si vous craignez pour la sécurité d’un enfant ; le 15 en urgence. Votre sage-femme, votre médecin et la PMI sont là aussi pour ça.
Sources : Santé.fr, « Calmer les pleurs de bébé » ; 1000 premiers jours (ministère de la Santé) ; Haute Autorité de santé, syndrome du bébé secoué.
Questions fréquentes
Peut-on gâter un bébé en le prenant trop dans les bras ?
Non. Un nourrisson pleure pour exprimer un besoin, jamais par caprice. Répondre vite et calmement à ses pleurs l’aide à se sentir en sécurité et, peu à peu, à se calmer seul.
Combien de temps un bébé pleure-t-il par jour ?
Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures par jour, avec un pic vers 6 semaines, puis les pleurs diminuent.
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